MALT TECH TRENDS 2026

Paris, le 23 avril 2026 – À l’heure où les cybermenaces s’intensifient et que les contraintes réglementaires se renforcent, les besoins en cybersécurité atteignent un niveau critique. Dans ce contexte, Malt, plateforme leader du freelancing en Europe, dévoile les grandes tendances du secteur issues de son rapport Malt Tech Trends 2026. Le freelancing s’impose comme un levier clé : en un an, le nombre d’experts indépendants en cybersécurité a bondi de 65 %, permettant aux organisations de mobiliser rapidement des compétences stratégiques.

  • +65 % : hausse du nombre de freelances en cybersécurité en un an
  • 1 projet sur 2 est dédié à la gouvernance et à la conformité
  • +558 % : envolée de la demande en gouvernance de l’IA

Un marché qui se structure autour de profils très expérimentés et de la réglementation

Le Malt Tech Trends 2026 confirme que le marché de la cybersécurité gagne en maturité : 51 % des freelances en cybersécurité sont aujourd’hui des profils seniors ou experts, contre seulement 13 % de juniors. Avec un taux journalier médian de 675 €, ces spécialistes interviennent sur des compétences devenues centrales, comme l’ISO 27001 (+32 %), l’analyse des risques (+26 %), Active Directory (+26 %), Python (+22 %) ou encore les tests d’intrusion (+21 %), créant un vivier d’experts fiables, réactifs et immédiatement opérationnels.

Dans le même temps, plus de la moitié des projets de cybersécurité concernent la gouvernance, la réglementation et la conformité. La demande liée au RGPD progresse ainsi de 19 %, tandis que des méthodologies d’analyse des risques comme MEHARI enregistrent une croissance spectaculaire, à +119 %. Cette montée en puissance se retrouve également sur d’autres référentiels clés comme ISO 21434 (+558 %) et ISO 7816 (+229 %). Pourtant, Malt observe que les freelances privilégient moins ces compétences : ISO 7816 (-37 %), MEHARI (-23 %), ISO 27001 (-7 %), RGPD (-8 %), amenant un certain déséquilibre entre les demandes des entreprises et l’offre de talents.

L’intelligence artificielle rebat les cartes de la cybersécurité

Avec le Règlement européen sur l’IA (EU AI Act) les professionnels de la Gouvernance, Risques et Conformité doivent désormais maîtriser des concepts spécifiques à l’IA. En effet, l’IA crée de nouvelles obligations réglementaires, en plus des exigences classiques (RGPD, ISO 27001). Elle sert aussi d’accélérateur : utilisée via les grands modèles de langage (LLM), elle aide à rédiger, structurer et automatiser les tâches de conformité, de la surveillance des risques à la préparation des audits. Enfin, l’IA rapproche des domaines autrefois séparés : sécurité informatique, gestion des risques et réglementation sur l’IA. Les équipes doivent désormais penser ces sujets ensemble plutôt qu’en silos.

Les entreprises passent d’une sécurité réactive à une posture préventive et industrialisée

L’étude montre que les entreprises adoptent une posture de plus en plus préventive en matière de cybersécurité. Les tests d’intrusion et les audits de sécurité sont aujourd’hui la deuxième catégorie de projets, avec près de la moitié focalisée sur les applications web et les API, qui représentent les principaux points d’entrée pour les attaquants.

Les bonnes pratiques de sécurisation des applications, notamment celles du référentiel OWASP, progressent de 34 % et deviennent un standard attendu, désormais perçu comme un prérequis plutôt qu’un avantage concurrentiel. En parallèle, 25 % des projets ciblent les infrastructures et réseaux internes, avec une attention accrue aux configurations Active Directory et aux accès VPN.

Les centres d’opérations de sécurité s’industrialisent également, avec Microsoft Sentinel utilisé dans 49 % des projets SIEM, devant Splunk, Elastic SIEM et IBM QRadar. L’essor des projets SOAR et la montée des solutions d’analyse et de détection automatisées montrent une volonté de réagir plus vite et de manière plus structurée.

« La gouvernance de l’IA est encore en phase déclaratoire : mise en place de frameworks, création de politiques et rédaction de checklists. La prochaine étape est l’opérationnalisation, avec la surveillance continue, l’observabilité en temps réel et la conformité mesurable en production. Tant que les organisations n’auront pas passé ce cap, la gouvernance restera une promesse théorique, pas une pratique. »

— Jehanne Dussert, Tech Lead GenAI et IA Governance Lead, Malt

À propos de Malt

Créée en 2013 par Vincent Huguet (CEO et cofondateur), Malt est la plateforme leader du freelancing en Europe. Plus de 90 000 entreprises de toutes tailles font confiance à Malt pour sourcer, contractualiser et gérer des talents externes, au sein d’une communauté de plus de 950 000 experts indépendants hautement qualifiés couvrant tous les domaines, de la technologie à la data au marketing et à la communication, en passant par le conseil en management.

Grâce à Malt AI Search, trouver le bon freelance ne prend que quelques secondes. La contractualisation et le paiement sont entièrement fluidifiés, avec des fonctionnalités de reporting et de conformité intégrées, faisant de Malt une solution de gestion des freelances complète. Présente dans 9 pays en Europe et au Moyen-Orient, Malt a généré un chiffre d’affaires de plus de 800 millions d’euros en 2024.

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